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"LA RIVIÈRE DES SENS"

Concours  22eme Festival international des Jardins de Chaumont sur Loire

Une succession de cadres en bois accueille le visiteur et l’entraine dans un parcours singulier.

Rassemblés en un vortex végétal, la structure nous aspire et nous guide à la découverte du jardin. Une fois pénétrés, les cadres créent les ambiances, les ombres au sol forment des pleins et des vides, re ets de l’ossature. Les jeux de lumières cadencent le parcours, transforment le paysage à chaque virage.

La succession des cadres en bois est rythmée tel le sou et malléable de l’accordéon. En son centre, le jardin envahit la structure, la retourne : désoriente. Le ciel devient sol, on perd ses repères face à cet environnement ainsi bouleversé. Les cadres ont tourné, emportés par les grimpantes accrochées aux montants.

 

La structure est jardin.

Comme un cour d’eau lové dans ses méandres, la “rivière architecturale” apparaît, tantôt majestueuse, tantôt noyée dans l’épaisseur des feuillages.

Le jardin met en scène la structure ou bien est-ce l’inverse ?

Les cadres plus ou moins rapprochés, définissent les vues, dirigent le regard, s’ouvrent sur le jardin ou le dissimule, nous menant au travers d’une expérience sensorielle.

D’un côté, une étendue d’aromatiques semble pénétrer la structure ; on les voit, on les sent, on les touche jusqu’à s’en faire submerger. D’un autre côté une prairie fleurie de plantes nectarifères attire de nombreux papillons et insectes butineurs. Les innombrables plantes, aux formes, aux textures et au couleurs subtilement associées jouent avec le vent et la lumière, transportent des odeurs, produisent des sons. 

Le jardin est vivant.

En le traversant, nous nous imprégnons de tout ce qu’il procure. Il met nos sens en éveil : le goût, l’odorat, la vue, l’ouïe, le toucher – mais pas uniquement. Il nous transporte, nous ouvre à une multitude de sensations et d’émotions. Il nous questionne, nous interpelle, nous éveille.

 

Le jardin est doux.

Les grandes étendues de vivaces et graminées ondulent avec le sol remodelé. La topographie du jardin rythme la promenade, s’appuie sur la structure. Nous montons légèrement pour redescendre ensuite, transformant notre point de vue : progressivement les plantes se retrouvent à hauteur des yeux. Nous découvrons alors une face cachée du jardin. Nous observons ce qu’il se passe sous le feuillage, en s’imprégnant des odeurs nous nous laissons aller à caresser les fleurs, à froisser les feuilles pour en libérer l’arôme puissant

 

Le jardin donne vie à l’objet, l’objet structure alors le jardin.

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